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Beignets alsaciens « Késala » : une douceur traditionnelle au cœur du patrimoine culinaire

Les beignets occupent une place toute particulière dans la gastronomie française, et chaque région défend fièrement sa version. En Alsace, terre de traditions où chaque fête donne lieu à ses spécialités, on retrouve un beignet typique et savoureux : le Késala. Ce petit beignet doré et sucré, souvent façonné à la main, est caractérisé par sa texture moelleuse, son parfum délicatement vanillé et sa simplicité d’exécution. Derrière son apparence modeste se cache une véritable madeleine de Proust pour de nombreuses familles alsaciennes. Cet article propose de plonger dans l’histoire, la préparation, les astuces et les usages de cette gourmandise intemporelle.

Une recette héritée de la tradition familiale

Comme beaucoup de recettes régionales, le Késala se transmet souvent de génération en génération. Chaque famille possède sa propre manière de le préparer : certains ajoutent un soupçon de rhum, d’autres préfèrent un zeste de citron ou une pointe de kirsch. Mais la base reste identique : une pâte simple composée de farine, sucre, œufs, parfois enrichie de lait ou de crème, puis façonnée en petits morceaux avant d’être frits dans une huile bien chaude.

Cette simplicité n’est pas anodine : autrefois, les ingrédients disponibles dans les foyers étaient limités. Les beignets étaient donc conçus comme un dessert économique, mais festif, préparé principalement lors du Carnaval ou des périodes précédant le Carême. Les enfants attendaient ce moment avec impatience, observant la pâte gonfler puis dorer dans la cocotte, avant de rouler chaque beignet dans le sucre encore tiède.

Une texture et un goût reconnaissables entre mille

Le Késala n’est pas un beignet fourré ni un beignet très aéré comme ceux de carnaval que l’on retrouve ailleurs en France. Son identité repose sur sa texture dense mais moelleuse, parfaitement mise en valeur par son enrobage sucré. À la dégustation, il offre un contraste agréable entre la croûte légèrement croustillante et l’intérieur tendre. C’est ce qui le distingue des autres friandises frits alsaciennes, comme les schankalas par exemple.

Les morceaux irréguliers sont l’une des signatures les plus charmantes de cette spécialité. Contrairement aux beignets façonnés à l’emporte-pièce, le Késala est souvent découpé grossièrement au couteau ou directement détaché à la main. Chaque pièce possède alors une forme unique : certains sont arrondis, d’autres un peu anguleux. Cette irrégularité participe au charme et rappelle le caractère artisanal et familial de la recette.

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