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Beignets alsaciens « Késala » : une douceur traditionnelle au cœur du patrimoine culinaire

Comment réussir ses Késalas à la maison ?

Même si la recette paraît simple, réussir des beignets parfaitement dorés et savoureux exige quelques gestes essentiels. La température de l’huile, par exemple, joue un rôle clé : trop chaude, elle brûlera les beignets de l’extérieur sans les cuire à cœur ; trop tiède, elle les imbibera d’huile, les rendant lourds et peu agréables. Idéalement, l’huile doit être chauffée autour de 170–180 °C.

La pâte ne doit pas être trop liquide, afin de pouvoir être manipulée aisément. Une texture souple et légèrement collante est généralement parfaite. Une fois la pâte prête, il est important de découper des petits morceaux réguliers pour assurer une cuisson harmonieuse.

Quand les beignets remontent à la surface et prennent une belle couleur dorée, il suffit de les sortir à l’aide d’une écumoire, de les déposer sur du papier absorbant, puis de les rouler dans du sucre encore chauds. Ce dernier point est indispensable : la fine pellicule de sucre qui enrobe les beignets contribue à leur identité gustative.

Un dessert qui se partage

Les Késalas se dégustent idéalement le jour même, lorsque le contraste entre moelleux et croustillant est à son apogée. Ils accompagnent à merveille une tasse de café, un chocolat chaud ou un thé parfumé. En Alsace, il n’est pas rare d’en trouver sur les tables lors des après-midis d’hiver, partagés entre amis ou en famille.

Cette gourmandise possède aussi une dimension festive. Pendant la période du Carnaval, les foyers alsaciens préparent des plateaux entiers de beignets variés : schankalas, krapfen, fasnachtskiechle… et bien sûr les fameux Késalas. Ils rappellent l’abondance et la convivialité propres à cette saison.

Un savoir-faire à préserver

À l’heure où les pâtisseries industrielles occupent une grande partie des rayons, les Késalas incarnent un retour aux sources, une invitation à redécouvrir les desserts simples mais authentiques. Leur préparation constitue également un moment de transmission entre générations : les enfants observent, aident à découper les morceaux, goûtent la pâte crue, et apprennent ainsi un pan du patrimoine culinaire local.

Cuisiner des Késalas aujourd’hui, c’est préserver un geste ancien, un souvenir familial, un goût d’enfance. C’est aussi rappeler que les meilleures recettes ne sont pas forcément les plus sophistiquées, mais celles qui racontent une histoire.

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